“Nu eram niste fanatici ai anticomunismului de pestera. Vedeam in comunism un fenomen istoric, iar in comunisti – oameni care pot sa se preschimbe in democrati. In acest sens scria [Gyorgy] Konrad despre Imre Nagy, iar Havel despre Frantisek Kriegel. Asa ca mai tarziu, deja dupa 1989 nu ne-a placut – nici lui Havel, nici lui Konrad si nici mie – fundamentalismul radicalilor anticomunisti, mai ales al celor care in anii dictaturii fusesera muti ca pestele, iar acum voiau sa construiasca spanzuratori pentru comunisti.”
z
January 31st, 2010 at 6:45 pm
c’est quoi la dernière phrase de GM Tamas?Je ne la comprend pas.
“s’exercer un peu dans l’art [?] usé des …[nons?]… au singulier.”
??
z
January 31st, 2010 at 6:47 pm
(excusez moi pour écrire en français, je ne parle pas roumain, j’écris de la Serbie)
La Chinoise
January 31st, 2010 at 9:15 pm
M. Z,
il faut connaitre d’abord le contexte de cette conference et la question posee par les organisateurs. Voici:
Des communistes sans communisme ?
Selon une célèbre phrase de Lénine, il n’est de mouvement révolutionnaire sans théorie révolutionnaire. La théorie est à la fois ce qui permet de s’orienter dans un réel tumultueux, de conférer une « identité » au collectif révolutionnaire, et de doter ce dernier d’un programme, c’est-à-dire d’un objectif à atteindre via une période de transition. Pendant plus d’un siècle, le marxisme a fourni l’ossature de cette théorie, même si d’autres courants y ont bien entendu également contribué. Parmi les éléments dont les mouvements anti-systémiques (y compris les partis révolutionnaires) se trouvent dépossédés avec la clôture du cycle historique initié en Octobre 1917, et la fin de l’expérience du communisme « réel », on compte cette dimension « doctrinale » de l’activité révolutionnaire. Il existe actuellement des personnes et des collectifs qui se déclarent « communistes » mais, comme théorie (relativement) cohérente et unifiée, le communisme semble introuvable. Faut-il se réjouir de ce fait, l’absence de doctrine hégémonique permettant aux micro-pratiques et micro-théories correspondantes de proliférer (hypothèse des « mille marxismes ») ? Faut-il au contraire le déplorer, et s’atteler à la reconstruction de long terme d’une théorie révolutionnaire ?
En bref, il s’agit d’une question sur la meilleure strategie de lutte pour les intellectuels communistes d’aujourd’hui. Font-ils se constituer en une avangarde compacte et unitaire ou se disperser, au nom de la pluralite et des identites felxibles, en mouvements particuliers qui addressent des problemes particuliers?
La phrase de M. Tamas en repond ainsi: “Il faut s’excercer dans l’art d’utiliser des noms au singulier.” Il y a une seule emancipation, car le capitalisme est, pour le moment, le vrai universel de fait.
z
February 1st, 2010 at 1:10 am
merci beaucoup. je crois qu’en général je peut dire que je connais la contexte, donc j’ai compris toutes les autres phrases de la contribution de M. Tamas, sauf pour cette dernière. en fait j’étais incapable de décider si c’était “des noNs au singulier” oú “des noms au singulier”, mais maintenant je vois que ça doit être le deuxième. merci á vous.
La Chinoise
February 1st, 2010 at 1:25 am
…il pourrait etre des “nons” aussi, je ne l’avais pas pense. Ca ne change pas le sens, mais resulte moins metaphysique.
ziziek
February 1st, 2010 at 10:18 am
En tout cas il faut lier cette dernière phrase de Tamás à celle où le communisme était à s’assumer comme héroïsme et refus; alors «noms» ou «nons» peuvent s’avérer également exactes (probablement Tamás joue consciemment sur l’ambiguïté). A mon avis dire qu’il faudrait user des noms au singulier c’est trop epistemologically correct, et relevant plutôt d’un retour à Lévinas que d’un retour à Marx.. Mais la vraie révolution tiendrait de l’art de savoir dire non à l’idiot, à chaque idiot qui trône (dans les toilettes, bien sûr) sur la “vérité” que l’argent c’est le phallus, et le capitalisme serait de la théologie politique.. Et ça c’est déjà pas mal pour une revolution..
ps La grandeur du communisme ?! Se repère-t-on sur des idées esthétiques des années 1910-20 ?!
Claude Karnoouh
February 3rd, 2010 at 6:23 pm
Il faut relire Lénine mais à l’envers. Car il peut y avoir un mouvement révolutionnaire sans théorie, c’est le mouvement propre des masses… Qui d’hommête peut croire que les masses de moujiks russes se sont levées contre le tsarisme et les nobles après avoir lu laa bonne théorie de Lénine et de ses aamis?! Lénine, quant à lui, le compris très bien quand il dit en 1917 il proclama : la terre au paysan… rien de plus anti-léninisto-marxiste… Mais il avait enfin compris que, comme dans toutes les analyses et interprétations des sciences humaines…. la théorie vient après l’analyse logique de la situation réelle… Ici en politique le mouvement des masses se déploie, on l’utilise comme on le peut pour prendre le pouvoir… puis on le légitime par la théorie… C’est exactement la même démarche que l’écriture d”un livre ou d’une thèse: on écrit l’introduction après la conclusion… C’est pourquoi toutes ces conférences de marxistes courant après la théorie ne sont que du bla-bla d’universitaires impuissants si l’on pense encore que la philosophie n’est plus là simplement pour interpréter le monde, ce qu’ils font, mais pour le changer, ce qu’il ne font pas. D’où la question abyssale de notre aujourd’hui: qui est et où est le sujet historique?… malheureusement pour les rêveurs, il semble que le seul sujet historique soit le capitalisme, ou selon la belle formule de Mike Davis, je dirais que c’est “le stade Dubai du capitalisme”…